Lectures du moment…

Eiger, la dernière course
Joe Simpson Lien ici

Il a fallu une « dernière course » pour que Joe Simpson tire sa révérence. L’ascension de la face nord de l’Eiger, symbole de l’histoire de l’alpinisme et point d’orgue d’une carrière de grimpeur, lui a offert une ultime catharsis. Sans doute parce qu’ils sont aussi l’essence de l’alpinisme, l’appétit de vivre et la soif de liberté l’ont finalement conduit à mettre un terme à un commerce trop familier avec le danger.

 

Eiger, théâtre du vertige
Daniel Anker Lien ici

l’Eiger! Aucun sommet n’a jamais exercé une telle fascination. Hors catégorie dans la mythologie alpine, sa face nord présente un condensé terrifiant de difficultés qui n’ont cessé d’attirer les grimpeurs et d’hypnotiser le grand public. Fourmillant de témoignages rares, cet ouvrage dévoile les nombreuses images de l’Eiger, un mythe constitué d’agonies atroces, d’expéditions héroîques ou de sauvetages admirables.

 

Un Guide raconte
Gaston Rébuffat Lien ici.

Gaston Rébuffat raconte sa vie de guide de montagne, depuis ses expériences de jeunesse dans les calanques de Marseille jusqu’à la conquête de l’Annapurna avec Maurice Herzog en 1950. Une à une, il détaille ses grandes expéditions alpines : la Basse des Écrins en 1935, suivie du Mont Blanc, de l’Aiguille du Géant, des Grandes Jorasses et du Cervin…

 

  • Extraits choisis…

Gaston Rébuffat , Un guide raconte.

Tous les enfants grimpent pour le plaisir de grimper. Pour le plaisir, de voir plus loin et de plus haut. Si, à ces deux plaisirs vient s’ajouter celui de l’amitié de la cordée, voilà l’alpinisme ! […]

Bien souvent, en effet, l’éducation, la société, puis le progrès et le confort éteignent cette soif de grands horizons. […] ce qui importe, c’est que ne s’éteigne pas une certaine qualité, qui constitue toute la différence entre vivre et seulement exister.

Contrairement à l’opinion répandue, l’alpiniste ne tire pas son corps à la force des bras, il le dresse sur les jambes et les pieds. Mais il est un autre équilibre que l’équilibre physique, plus important encore : l’équilibre moral. […] « Grimpe d’abord avec la tête ! Rends-toi compte de ce que tu veux faire, de ce que tu peux faire : l’alpinisme est avant tout une question de conscience ! »

Dans le silence de l’altitude, une conscience se révèle, réfléchit, décide : la peur est aussi laide que la témérité est inutile. […] Renoncer, alors que la cime n’est pas loin demande souvent plus de courage que de continuer.