Faire une grande course d’alpinisme

  • Faire une grande course d’alpinisme (03/07/2010)

C’est d’abord un rêve.
Au sens figuré tout d’abord… Comme une promesse de voyage. Une quête, un appel irrésistible vers des sensations uniques. Mais également au sens propre… Une façon inconsciente dont l’esprit a le secret. Une évasion au cours de laquelle il est alors possible d’atteindre l’inaccessible, pour la « première fois ».

C’est un projet.
C’est en suite le début d’un projet. Doucement, lentement, il se met en place et progressivement amène la décision.
Car je pense qu’en montagne, il ne suffit pas de décider pour faire. Et en ce qui me concerne, c’est plutôt l’inverse…
Loin du défi ou du challenge, le « projet » se construit, toujours complexe devant la multitude de paramètres à prendre en compte, tant d’un point de vue logistique, sportif que humain.

C’est une préparation.
Pour en laisser le moins possible au hasard.
Un entraînement physique (et mental…) régulier, quotidien ou presque.
De la lecture de topos, de récits, de livres, de photos…
Des courses préparatoires, des courses « plaisirs » et de la persévérance…

C’est de l’incertitude
Beaucoup d’incertitude… et la clé c’est d’apprendre à vivre avec, l’apprivoiser.
Se donner les moyens d’y croire.
Persévérer sans s’obstiner et accepter même l’idée de renoncer.
Car il ne s’agit alors jamais d’un échec, mais d’une étape vers un nouvelle conquête.
Faire en sorte que les questions, les doutes tendent à disparaitre jusqu’au jour J.

C’est une réalité
Vient alors le jour, le rendez-vous tant attendu, celui où la montagne semble prête à vous accueillir et partager un brin d’éternité.
Voila, le sac est sur le dos, la corde et les piolets sont calés, la marche d’approche commence…

Le rêve peut alors devenir réalité…